Le COVID-19 est-il aéroporté?

C’est probablement l’une des questions les plus récentes auxquelles nous n’avons pas encore trouvé une réponse définitive. Beaucoup d’évidences nouvelles montrent que la transmission du COVID-19 est différente de ce qui a été réclamé précédemment. Des études récentes ont conclu que le virus peut rester dans l’air jusqu’à 3 heures, mais on sait encore peu à propos de son infectiosité dans ce cas — car ça dépend de nombreux facteurs, y compris la taille et le schéma de vol des particules (ou les gouttelettes) et l’environnement (température, humidité, et concentration). Les environnements mal ventilés comme les espaces intérieurs fermés peuvent avoir des niveaux beaucoup plus élevés de coronavirus, ce qui peut augmenter les chances de transmission.

Dans tous les cas, nous devons être conscients de notre comportement pour changer nos stratégies de prévention en fonction des découvertes nouvelles sur la transmission et de ce que nous savons déjà à propos du virus. Par conséquent, le port de masques et la ventilation de nos chambres sont indispensables pour prévenir le coronavirus surtout dans les endroits surpeuplés (plus d’une personne) ainsi que la distanciation physique (2 mètres au moins) est désormais encore plus cruciales qu’auparavant.

Y aura-t-il une deuxième vague de COVID-19?

Historiquement, plusieurs pandémies ont eu des secondes vagues qui ont été beaucoup plus fatales de la 1ère et la 3ème vague, comme la grippe espagnole en 1918. Dans les récentes épidémies passées (au 21ème siècle), les deuxièmes vagues du SRAS ou du MERS n’ont pas eu lieu car elles ont été bien contenus — mais ces deux virus ne sont pas aussi infectieux que COVID-19.

Alors, comment pouvons-nous savoir s’il y aura une deuxième épidémie? Si oui, à quoi ça ressemblerait-elle? La vérité est que nous ne pouvons prédire aucune de ces choses, car chaque virus a certaines spécifications différentes des autres et c’est impossible de savoir comment il évoluera ou mutera. L’histoire des épidémies et des maladies infectieuses peut nous apprendre beaucoup, mais nous devons traiter chaque épidémie et virus différemment–selon ce que nous savons déjà à leur sujet, et les surveiller attentivement pour être au courant des changements qui se produisent. Cependant, certains facteurs clés jouent un rôle important dans l’occurrence d’une deuxième vague, notamment:

– La valeur R0 néant: «R-néant» représente le nombre de nouvelles infections estimées  qui sont provenu d’un seul cas. Par exemple, le R0 pour la grippe commune est de 1.4-2.8, ce qui signifie qu’une personne grippée est plus susceptible d’infecter 1 à 2 personnes. Le virus Ebola par exemple est de 1.5-1.9 et le récent coronavirus est de 2-5.7 ce qui signifie qu’une personne infectée est susceptible d’infecter 2-6 personnes en moyenne.

Cela signifie que l’épidémie augmentera si les personnes vivant avec le virus le transmettent à plus d’une personne, c’est pourquoi ça doit rester <1. Lorsque le R0 est inférieur à 1, cela signifie qu’une personne infectée le transmettrait à 1 personne ou pas du tout, et c’est ainsi que le virus et le danger vont disparaître.

– Une deuxième vague dépend aussi des personnes infectées, si ils/elles développent une immunité contre le virus, la durabilité de cette immunité (la durée dont l’immunité couvrira le virus) et s’il s’agit d’une immunité partagée (immunité collective).

– Les changements qui pourraient survenir des modes de transmission du virus

– La mutation du virus => il pourrait devenir plus ou moins létal c’est pourquoi il faut le surveiller attentivement

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